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Messe d’action de grâce pour les 5 ans à St-Joseph et à la pastorale des jeunes

 

Nous célébrons Dieu Trinité : un seul Dieu en 3 personnes. Père, Fils et Saint Esprit. Comprendre notre Dieu c’est mieux en vivre, mieux vivre de lui.

 

Il n’est pas toujours facile de le comprendre avec notre intelligence humaine. Car il est Dieu. Mais Jésus, Dieu, Fils de Dieu se révèle à nous et grâce à lui nous pouvons découvrir le Père ainsi que l’Esprit Saint. Jésus est la  révélation qui nous permet de comprendre Dieu, de comprendre qui il est : tout amour, miséricordieux ; donc le choisir, le préférer et le servir !

 

Je vous fais part de 2 images qui permettent de mieux comprendre Dieu.

  • famille Dieu composée de 3 personnes unies, en communion, débordant d’amour.
    => c’est en accueillant l’amour de Dieu que je peux vivre de son amour et vivre de sa vie. Et Dieu nous donne ce qu’il a de meilleur : son propre fils Jésus (cf. l’Evangile) pour que nous soyons meilleur. Meilleur pour devenir experts en charité, experts en attachement à Dieu, expert en imitation de Jésus. C’est rentrer dans la vie de Dieu, dans la famille Dieu. participer à la vie de Dieu qui est simplement recevoir la vie éternelle.
     
  • point d’assurance : dans une voie d’escalade lorsque l’on arrive au relais (car c’est la fin de la voie ou un point intermédiaire dans une grande voie) on est heureux car on peut s’assurer et faire monter le second. Ce point relais est constitué de 3 éléments : 2 encrages et un lien entre ces 2 (souvent une chaine avec un anneau permettant de répartir les contraintes). C’est 3 éléments du relais sont indispensable pour bien s’assurer et continuer la progression.
    => c’est en comptant sur le relais (composé de ces 3 éléments) que je peux progresser en sécurité. = C’est en m’appuyant sur Dieu Trinité que je peux avancer dans ma vie parce qu’il me soutien.

Essayons de comprendre un peu plus Dieu ca il nous aide à vivre. Pas bien facile de l’expliquer à notre tour. Et il y a aussi cet autre aspect qui est que vivre de Dieu m’aide à comprendre qui il est, et me permet de dire au monde qui est Dieu.

 

Ces 5 années à St Jo, à la pastorale des jeunes du diocèse, c’est une action de grâce tournée vers Dieu et vers vous parce que nous avons cheminé ensemble à la suite de Dieu.

 

Ce qui m’a marqué :

 

  1. La Préférence (ou la confiance). Moise se leva de bon matin et gravit la montagne de Dieu (cf. 1ère lecture). parce que j’ai pu être témoin au milieu de vous de certains qui choisissent de mettre Dieu en premier dans leur vie / dans leur journée et cela transforme leur vie. Cela passe par de vrais choix concrets, peut être des sacrifices par moment. Parce que vous choisissez de mettre Dieu en priorité dans votre vie, vous dites quelque chose de Dieu au monde : on peut s’appuyer sur lui et il comble un cœur, une vie.
     
  2. En reprenant l’image de La Famille : le propre d’une famille c’est que l’on ne choisit à la base ni ses parents, ni ses frères et sœurs (ni ses enfants !). Dieu nous a mis ensemble pour faire parti de sa famille en nous donnant l’occasion de nous choisir les uns les autres car nous sommes des cadeaux de Dieu les uns pour les autres (pour moi ca a commencé avec mes confrères, mes collègues, et vous tous). Et cela je l’ai vu concrètement par les soutiens échangés lorsque certains sont dans la souffrance, la peine et la galère ; joie échangée pour les belles étapes de vie, les succès remportés sur l’égoïsme, la découverte et l’accueil du Dieu tout amour…, la vie de Dieu vivante et vécu ensemble. (cf. 2ème lecture)
     
  3. Risque à prendre. Le premier avoir pris un risque c’est Dieu lui même je pense. Il nous a donné ce qu’il y a de plus précieux : son fils unique (nous dit St Jean dans l’Evangile). Dans cette même dynamique j’ai été témoin parmi vous des risques pris pour suivre Dieu. risques pris en abandonnant des choses ? je ne crois pas mais je l’ai vu plutôt, comme une offrande à Dieu de ce que l’on a de meilleur / précieux pour être tout à lui, pour être pour lui (à son service). Ce que l’on a de précieux c’est peut être notre énergie, notre être, notre jeunesse, notre humilité. Et ca s’est concrétisé à différentes occasions en vocation au mariage, (et plus secrètement au sacerdoce et vie consacrée).
     
  4. le voyage. Dieu aime voyager et il nous associe à son voyage. Voyez (dans la 1ère lecture) il descend rejoindre Moise là où il se trouve dans le désert à une situation un peu délicate (le peuple s’est détourné de Dieu, a renié Dieu).  Il descend nous rejoindre, qqsoit notre situation de péché, d’infidélité, de lâcheté, d’imperfection et il ne cesse de nous proposer un nouveau chemin / voyage de vie. Cela passe par des pardons bien sûr en accueillant la miséricorde de Dieu. pardons à donner à cause du mal que l’on a pu faire, que j’ai pu faire et pardons que je n’ai pas toujours su bien donner. Mais Dieu nous fait voyager avec lui pour nous faire gouter la vie avec lui en nous envoyant en mission là où nous nous trouvons, là où il nous envoie !

 

Ces différents points je les ai vécu aussi. En tant que frère en Christ avec vous, en tant que prêtre pour vous.

 

Peut être vous dire aussi que je n’ai jamais regretté d’être généreux avec Dieu. car il ne prend rien mais il donne tout.

 

Et pour terminer avec cette image du voyage avec Dieu : la compagnie aérienne « prêtre de Jésus Christ » est une magnifique compagnie qui fait voir du beau pays c’est à dire qui permet d’être les témoins privilégiés des merveilles qu’accomplit Dieu dans les cœurs. Il reste des places dans l’avion !

 

Merci pour ce que vous m’avez témoigné, merci pour ce que vous témoigner au monde par votre attachement à Dieu. et peut être la meilleur explication de l’amour de Dieu Trinité, c’est vous !, c’est nous ! et donc merci à Dieu !

 

 

Père Jean-Christophe Bertrand
Homélie du dimanche 11 juin 2017
Messe de la Trinité, année A

        Le verset qui précède notre passage de l’Evangile de ce soir est le suivant : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (v.21) qui est une invitation à une prise de conscience pour ajuster notre comportement. Ensuite Jésus illustre cela par l’exemple de l’argent. Le sujet que nous catholiques français nous n’aimons pas beaucoup aborder. Mais ce n’est pas grave. L’enseignement de Jésus n’est pas pour nous plaire ou nous flatter mais pour nous faire progresser vers son Père.

Alors il est question d’argent…

 

Et Jésus vient de nous dire :

 « Nul ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. »

 

        Jésus ne nous dit pas qu’il faut se débarrasser de l’argent mais il nous invite à le mettre à sa juste place, avoir une juste relation avec l’argent ou les biens matériels (ou en élargissant encore à nos activités diverses).

En effet. L’argent ne peut pas nous donner la vie. Mais nous pouvons donner vie à l’argent ou aux biens en les exploitant. Nous sommes invités à posséder l’argent pour les utiliser à bon escient mais non à se faire posséder par l’argent.

Cela veut dire que selon l’utilisation que je fais de mes possessions, elles peuvent se transformer en malédiction ou bénédiction.

Nous en avons un bel exemple avec la parabole de Lazare et de l’homme riche que le pape commente dans son message de carême. Voici un extrait :

 

        Selon l’apôtre Paul, «la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent» (1 Tm 6,10). Il est la cause principale de la corruption et la source de jalousies, litiges et soupçons. L’argent peut réussir à nous dominer et devenir ainsi une idole tyrannique (cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n. 55). Au lieu d’être un instrument à notre service pour réaliser le bien et exercer la solidarité envers les autres, l’argent peut nous rendre esclaves, ainsi que le monde entier, d’une logique égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour et fait obstacle à la paix.

 

        Il est question d’amour et de paix. Identifier les obstacles dont l’argent peut faire parti, permet de réajuster notre attitude.

Pourquoi Jésus nous rappelle cela ? cela était déjà mentionner dans les 10 commandements (Dt6,4-5 Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.) ? car on a tendance à oublier rapidement. On se noie dans nos  petites épreuves quotidiennes, on se fait séduire par de faux dieux ou des idoles qui nous éloignent du vrai Dieu, les soucis nous font oublier. Même un préoccupation excessive de soi-même peut être un obstacle (est ce que je plais aux autres, comment est ce que je parais aux yeux des autres…) . C’est ce que relève en quelque sorte St Paul dans la 2ème lecture : « Pour ma part, je me soucie fort peu d’être soumis à votre jugement, ou à celui d’une autorité humaine ».

Notre préoccupation première c’est Dieu !

Nous avons un Dieu qui nous aime car nous a créé et qui nous accompagne dans notre quotidien. La 1ère lecture nous fait entendre cette déclaration d’amour de Dieu envers l’homme. Nous avons un magnifique exemple dans l’Ancien Testament des 40 ans d’errance du peuple hébreux dans le désert accompagné jours et nuits par Dieu afin de les délivrer de l’esclavage des Egyptiens.

 

        Dieu nous invite à vivre cette réciprocité de l’amour : l’aimer en retour. C’est mettre notre confiance en lui. C’est ce que veut dire ces derniers versets « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice »

 

        Se détacher de la nourriture : c’est à dire ce qui est nécessaire pour vivre, nos besoins vitaux ; et se détacher du vêtement qui représente nos bonnes œuvres (Ap19,8) nécessaires pour exprimer ce que nous sommes. Ce n’est donc pas une invitation à ne rien faire ou à se laisser mourir mais une invitation à se soucier, avoir soif de Dieu, à agir en étant enracinés en Dieu.

 

        Alors chercher le Royaume de Dieu et sa justice c’est une sorte de garantie pour ne pas faire fausse route ou pour ordonner les priorités de nos vies ou pour vivre en enfant de liberté. Chercher le royaume de Dieu c’est chercher à faire la volonté de Dieu au quotidien. Chercher sa justice c’est être ajusté à Dieu.

Comment lui manifester notre confiance en lui ? peut être en utilisant son langage comme nous le dit le Ps 37 : « mets ta joie dans le Seigneur, il t’accordera plus que les désirs de ton cœur »

 

Alors

- Comment dans mon quotidien je manifeste cette marque d’amour de la présence de Dieu en moi ? Comment est-ce que ma réponse à Dieu transparait dans ma vie ?

- Quel est le « plus » en moi  qui fait comprendre au monde que je vis un chemin de bonheur (malgré les difficultés que je peux rencontrer) à la suite de Dieu ?

 

 

            Quelqu’un me disait, récemment, qu’à cause de son manque de connaissance biblique, les lectures de la messe lui étaient pénibles. On le comprend assez bien pour l’Ancien Testament ; mais cela vaut aussi pour le Nouveau. Avec le risque de transformer l’Évangile en recueil de bons sentiments, et la crèche en pouponnière ! La grande crèche qui se dresse dans notre basilique, ce soir, dit précisément autre chose…

 

            Quand saint Matthieu raconte la « genèse de Jésus Christ », il s’adresse à des lecteurs qui connaissent les Écritures. Les premiers mots résonnent dans leur mémoire, comme les premières notes de musique font effet sur une piste de danse. Derrière la parenté de Jésus, telle que l’évangéliste la rapporte, on peut voir la parenté d’Isaac. Abraham, dans le livre de la Genèse, n’a pas d’enfant de sa femme, Sarah, alors qu’une grande promesse lui est faite : une descendance nombreuse. Comme pour Isaac, la venue de Jésus sera le signe d’une volonté manifeste de Dieu en faveur de son peuple. Cette attention de Dieu va pourtant être mise à l’épreuve : comme Isaac, Jésus sera conduit au sacrifice de sa vie, l’accomplissant pleinement. En englobant L’AUTEL et, à l’arrière-plan, la croix, notre crèche signifie cette continuité : le don de Dieu est toujours mis à l’épreuve de notre confiance, de notre patience.

 

 

            Saint Matthieu, du reste, ne s’en tient pas à suggérer cette continuité entre Isaac et Jésus. Il reprend également Isaïe pour appliquer sa prophétie à l’enfant de Bethléem. Le prophète se tournait alors vers le roi Acaz dont le royaume, Juda, était assiégé par des ennemis ; or, au lieu de s’en remettre à Dieu, le roi avait fait appel à une puissance étrangère, dont il deviendra l’esclave. En attribuant à Jésus la parole d’Isaïe, Matthieu indique que l’enfant de la crèche est signe de la supériorité de Dieu par rapport à toute autre puissance. Si L’AMBON, le lieu de la Parole, est également situé dans cette grande crèche, c’est pour signifier la valeur fondamentale de la Parole de Dieu pour notre vie. Noël n’est pas l’histoire sympathique de la naissance du petit Jésus… C’est l’invitation à nous faire petits pour accueillir la seule puissance qui peut nous libérer en profondeur des oppositions qui nous entravent.

 

 

            Que célébrons-nous donc dans quelques jours ? Une seule chose : la venue, le don de Dieu dans l’histoire, dans notre histoire. Dans l’enfant de la crèche, Dieu se donne pour nous engager sur un chemin de vie, de lumière. Sur ce chemin, comme dans notre grande crèche, les difficultés, les renoncements ne sont pas absents. D’où la présence de l’autel : pas à pas, nous apprenons à nous libérer de ce qui nous empêche d’être vraiment disponibles pour la Parole de Dieu ; d’où, également, la présence de l’ambon sous cette crèche. Célébrant ainsi Noël, nous assumerons plus librement notre rôle dans le monde : celui du service, auquel Saint Paul fait allusion quand il écrit aux Romains : « vous êtes appelés à être saint ». Pour cette raison, nous avons également placé sous la crèche LE SIEGE de la présidence : il est l’image du service que tout chrétien est appelé à rendre dans le monde.

 

            Le manque de familiarité avec l’Écriture peut effectivement rendre les lectures de la messe rébarbatives. Mais, si le son est dur à capter, retenons au moins l’image : près de la crèche, signe du don de Dieu, se dresse l’autel. Il indique que nous aurons toujours à nous laisser libérer de nos peurs, de nos enfermements, pour que la Parole, valorisée par l’ambon, soit notre véritable appui. Alors nous pourrons apporter le service particulier que nous pouvons rendre : témoigner de l’espérance et de la vraie joie de Noël !

Amen.

4ème dimanche de l’Avent
P. Emmanuel Decaux

Homélie du 33ème dimanche du temps ordinaire, année C. Petit sondage sur la fin du monde lecture des textes de la messe ici: http://www.aelf.org/office-messe?date_my=13/11/2016

 

Nous célébrons aujourd'hui le dimanche de la miséricorde c'est une occasion de se pencher encore plus sur cette miséricorde qu'on a exploré tout au long du carême. 

Cette miséricorde est à nouveau d'actualité on n'en reparle un peu plus car d'une part on l’a un peu oublié et pourtant c'est mentionné dans la Bible à plusieurs reprises et tout le notamment dans le livre de l'exode Ex 34,6 : « le seigneur le seigneur Dieu tendre et miséricordieux lent à la colère plein d'amour et de vérité »,  et d’autre part on n'en reparle un peu plus parce que on n'en a besoin pour nous aujourd'hui. 

Donc l'évangile  que nous venons d'entendre parle de miséricorde. Je vais notamment relever cinq points qui parlent de cette miséricorde.

1/ Dieu nous devance ce que l'on fait un pas vers lui c'est avant tout lui qui fait un pas vers nous et en faite c'est lui qui nous permet de faire un pas vers lui. Ceci est signe de miséricorde de Dieu : il prend les devants et nous permet de nous rapprocher de lui.

2/ Dieu vient sans cesse à notre rencontre, à notre secours. Par deux fois Jésus va à la rencontre des apôtres enfermé chez eux, morts de peur ! Y a-t-il quelqu'un pour me sauver ? Me pardonner ? Me relever ? Lui Jésus peux le faire !

3/ Dieu donne sa paix. Elle est le don de Dieu plus qu'un simple salut, c'est le don précieux après la mort et la résurrection de Jésus : « la paix soit avec vous ». La paix est le fruit de sa victoire, de la victoire de l'amour de Dieu sur le mal, le fruit du pardon qui chasse la peur. Ceci est signe de miséricorde de Dieu pour nous.

4/ Dieu donne son esprit saint et donne le pouvoirs de pardonner les péchés. Le pardon des péchés est en lien avec le don de l'Esprit Saint. La miséricorde de Dieu se répand dans le don de son Esprit, qui nous fait l’imiter : Parfait comme lui est parfait, amour comme lui et d'amour, pardon comme lui et pardon. Et Jésus confie cette mission d'être instrument de son pardon en agissant en son nom. L’église est envoyée dans le monde pour transmettre cette miséricorde de Dieu. Jésus m’envoie dans le monde pour être témoin de sa miséricorde.

5/ Et il y a Thomas ! appelé aussi jumeau. C'est-à-dire que chacun d'entre pouvons nous  identifier à lui et nous le faisons volontiers. Thomas proclame cette belle profession de foi : « mon seigneur et mon dieu ». Mieux que Saint-Pierre où Jésus lui avait posé la question à laquelle il avait répondu : « tu es le messie » c'est-à-dire l'envoyé de Dieu. Thomas ici proclame : « Mon seigneur est mon dieu ». Ce qui signifie qu'il reconnaît que Jésus est Dieu et non pas simplement son envoyé. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! Cette béatitude est la béatitude de la foi. 

Cependant il y a un problème : Il y a des doutes et des questions. Thomas bute sur cet aspect de la résurrection comme beaucoup de personnes encore aujourd’hui. Et on a tous du mal à comprendre à reconnaître. C'est normal ! Et Saint-Paul l’a vécu aussi auprès des grecs à Athènes. 

À la réponse des doutes de Thomas, Jésus offre les signes de sa résurrection pour lui permettre de croire pour ensuite professer sa foi et ensuite se mettre en route (=être témoin de sa résurrection). Quelle chance ! Jésus apparaît à Thomas et répond à son attente ! Mais qu'en est-il de / pour nous ?

Pour nous Jésus ne se cachent pas, il continue à nous offrir les signes de sa résurrection mais il y a 2 problèmes que j’identifie : on ne voit pas, on ne veut pas.

On ne voit pas, c'est-à-dire qu'on ne regarde pas au bon endroit. Car Jésus continue à nous offrir à nous aussi les signes de sa résurrection dans nos propres vies, dans son église, dans le monde. Nous avons de multitudes exemples autour de nous et dans notre propre vie où Dieu révèle la puissance de sa résurrection. À nous de les voir !

On ne veut pas. C'est une sorte de peur qui me fait résister à avancer d’avantage: Si Dieu vient dans ma vie alors… Alors quoi ? Thomas reconnaît Jésus comme Dieu. Il proclame qu'il est Dieu. Et plus tard il annoncera Jésus Christ ressuscité dans toute sa vie. => Est-ce que moi aussi je suis prêt à accueillir la présence de Dieu dans ma vie, à le professer, à l'annoncer ? Bien sûr avec l'aide de son esprit saint.

 

Voici ce qu'il en est de l'accueil de la miséricorde de Dieu dans nos propres vies. Pierre et Jean dans la première lecture ont accompli des signes et des prodiges si bien que la foule comprend, se met à les suivre, commence à croire en Dieu. Il s’agit de regarder avec les yeux du cœur et non pas les yeux du corps.

Merci Dieu pour ta miséricorde, ton action. Donne-moi de l'accueil, de la voir, donne-moi d’y répondre de tout mon cœur. Vient ouvrir mon cœur à ta présence qui transforme ma vie.